La Traviata

Représentations

samedi 18 mars | 20h30
dimanche 19 mars | 16h
YERRES

Informations

  • TARIFS :
    Cat. 1 : Plein 40€ / Agglo 32€
    Cat. 2 : Plein 34€ / Agglo 25€
    -12 ans :
    Cat. 1 Plein 30€ / Agglo 22€
    Cat. 2 Plein 20€ / Agglo 12€
  • DURÉE :
    3h avec entracte
Réserver en ligne

Partager


La Traviata

samedi 18 mars | 20h30 et dimanche 19 mars | 16h


Opéra de Verdi


La Traviata
, chef-d’œuvre cruel et sublime, dépeint la gloire et la déchéance d’une courtisane au grand cœur, interprétée par la grande soprano turque Burcu Uyar.

Avec La Traviata, Verdi installe sur scène ces femmes que la bourgeoisie fustige. Il donne grandeur tragique et sentiments à celles dont on ne voudrait voir que le corps à marchander. Parce qu’au 19e siècle, le plaisir sexuel ne peut être lié au couple ou à la cellule familiale. La Traviata introduit ainsi à l’opéra une arme redoutable : la vraisemblance et aborde « un sujet actuel ».
L’amour que Verdi porte à son héroïne, pour qui il compose sa partition la plus émouvante, transparaît à chaque mesure de ce livret de Piavé d’après La Dame aux Camélias.


La presse en parle
« Du grand art et on peut saluer comme le public l’a fait à la fin dans une immense ovation l’interprétation exceptionnelle de Burcu Uyar, qui joint à des qualités vocales hors du commun, un talent de comédienne stupéfiant. » Nicole Bourbon, Reg’Arts

« […] une nouvelle production de La Traviata de Verdi, par Olivier Desbordes également, se présentait curieusement tel un « flash-back » avec, dans le rôle-titre, la soprano Burcu Uyar, fort convaincante ». Bruno Serrou, La Croix


Notes de mise en scène d'Olivier Desbordes [extraits]
Dès les premières notes de l’ouverture de La Traviata, Verdi annonce la fin, ou bien ne se place-t-il pas déjà à la fin, pour remonter ensuite le passé avec le regard particulier qui caractérise la tragédie ?
C’est ce double point de vue qui guide ce projet. D’une part, une Violetta mourante qui se remémore le passé et d’autre part, une Violetta qui s’étourdit dans les apparences et le mirage social. D’une part, une Violetta lucide témoin de ses vains espoirs et d’autre part, une Violetta jeune et ambitieuse qui tente de sortir du déterminisme social par son unique sensualité.
D’une part, une Violetta qui a mis son masque social et d’autre part,  à la fin de son histoire, une Violetta sans masque qui, rongée par la maladie « symbolique », observe avec lucidité la traversée des apparences et le miroir de l’univers des hommes.
Pour se faire, la Violetta dénudée des apparences, chantera et regardera une autre Violetta qui correspond au modèle social imposé par les conventions. La Violetta lucide sera filmée en direct et projetée sur le fond du décor tandis que sur scène un monde de fantômes normalisés s’ébattra dans un jeu social convenu et réglé.
La vision concomitante des deux phases de la personne (une sur scène, une sur l’écran) doit amener le spectateur à percevoir l’impasse où se trouve Violetta, les contradictions, la nécessité de la fin pour régler la question.
L’orchestre sera intégré dans l’espace scénique car la musique et ses exécutants font partie de « la règle du jeu », la salle de bal, son orchestre et ses danseurs participent à cette règle. C’est une société qui continue de « gigoter » alors qu’elle est au bord de la fin d’un siècle et d’un monde. Violetta, la courtisane ambitieuse sortie du roman de Zola, sorte de « nana » qui profite des feux de sa beauté pour échapper à la misère et s’étourdit dans l’amour artificiel et les compromis.
Costumes fin de siècle, estampes figées... espace vide peuplé de fantômes... c’est ainsi que la Violetta encore vivante se séparera de la Violetta à l’amour virtuel.



Un spectacle Festival de Saint-Céré – Opéra Éclaté

Distribution

Direction musicale
Gaspard Brécourt
Mise en scène
Olivier Desbordes
assisté de
Benjamin Moreau
Décor et costumes
Patrice Gouron
Lumières
Joël Fabing
Vidéaste
Clément Chébli
Maquillage
Pascale Fau

AVEC
Violetta Burcu Uyar
Alfredo Rinò Matafù
Giorgio Christophe Lacassagne
Traviata muette Fanny Aguado
Flora Sarah Lazerges
Gaston Eric Vignau
Le Docteur Grenvil Matthieu Toulouse
Baron Douphol Laurent Arcaro
Le Marquis D'Obigny Yassine Benameur
Annina Nathalie Schaaf

Chœur et Orchestre Opéra Éclaté